Le monde vit au-dessus de ses moyens écologiques

Rencontre avec Mathis Wackernagel.

L’empreinte écologique révèle que l’humanité est en train d’exploiter les ressources naturelles renouvelables à un rythme qui dépasse leurs capacités de renouvellement. Cet indicateur estime que chaque être humain dispose pour vivre et s’épanouir d’une surface bioproductive de 1,8 hectare. Mais en moyenne, chaque être humain utilise aujourd’hui 2,2 hectares. Au total, l’humanité utilise ainsi environ 122 % de la surface bioproductive du globe, soit 22 % des ressources renouvelables de plus que ce que la planète régénère en un an.

Mathis Wackernagel, l’un des deux concepteurs de l’empreinte écologique, a fondé voilà deux ans le Global Footprint Network. Ce réseau, auquel toute institution intéressée peut se joindre, a pour vocation de consolider la mesure de l’empreinte écologique sur le plan scientifique, d’en faire reconnaître la pertinence par les instances gouvernementales à toutes les échelles et d’en faire connaître au grand public son résultat clef : l’humanité vit au-dessus de ses moyens écologiques. Rencontre avec un chercheur-militant originaire de Bâle, en Suisse, désormais installé près de San Francisco, aux Etats-Unis, et qui aime toujours beaucoup le chocolat.

Décembre 2005 - janvier 2006

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018-008

3.00 CHF

  • Auteur : LRD
  • Rencontre avec : Mathis Wackernagel est directeur exécutif du Global Footprint Network, à Oakland, près de San Francisco, aux Etats-Unis.