Alerte à Yokohama

Publié le : 30 avril 2014

Alerte à Yokohama

« Les impacts du changement climatique n’épargneront personne sur cette planète », a rappelé Rajendra Pachauri début avril. Le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) s’exprimait depuis Yokohama, au Japon, où il présentait les conclusions du Groupe de travail II du cinquième rapport du Giec.

Plus de 300 scientifiques ont rédigé ce rapport et près de 500 personnes, scientifiques et fonctionnaires, l’ont vérifié. Les risques liés au réchauffement de la planète sont de mieux en mieux identifiés. De 2005 à 2010, la quantité de travaux sur ces questions a doublé. Les effets de la perturbation du cycle de l’eau sont toujours les mieux étudiés et le rapport leur accorde une grande place.

Pour la première fois, les scientifiques du Giec évaluent les conséquences du réchauffement sur l’approvisionnement alimentaire. Et les indices sont effrayants. « Toutes les composantes de la sécurité alimentaire seront potentiellement affectées : l’accès à la nourriture, son utilisation et la stabilité des prix », écrivent les auteurs. La production de maïs et de blé a déjà diminué de 2 % en moyenne par décennie.

Globalement, les impacts positifs et négatifs sur l’agriculture se neutralisent jusqu’en 2029. Mais à partir de 2030, les impacts négatifs l’emportent. Autre constat : les prises de poissons pourraient régresser de 60 % à partir de 2050 dans toute l’Asie du Sud-Est, mettant en danger l’emploi et la ressource alimentaire de millions de personnes.

Les chercheurs arrivent à ce constat fondamental : « Les risques sont substantiellement réduits dans les scenarii avec les émissions de gaz à effet de serre les plus basses et plus élevés dans les scenarii avec les plus hautes températures. »

www.ipcc.ch