Cornelius Castoriadis, l'écologie comme autonomie

Cet article d’Antoine Chollet et Romain Felli clôt la série de trois textes sur les penseurs phares de l’écologie politique que Romain Felli met en avant dans Les deux âmes de l'écologie. Une critique du développement durable : André Gorz (1923-2007), Ivan Illich (1926-2002) et Cornelius Castoriadis (1922-1997).

Très tôt critique du capitalisme puis du marxisme, Cornelius Castoriadis s’intéresse à l’auto-institution des sociétés à l’instar de la démocratie athénienne qui, la première, a reconnu qu’elle n’était pas déterminée par un dieu ou un ensemble de mythes « hétéronomes », mais par des individus qui assument leur émancipation en revendiquant leur autonomie.

La traduction politique concrète de cette auto-institution lucide et explicite, argumente Castoriadis, c’est la démocratie. C’est d’elle que peut venir la prise en compte de l’écologie, grâce à la reconnaissance du besoin de fixer des limites. Autonomie, démocratie réelle, autolimitation et écologie : la pensée de Cornelius Castoriadis est une source foisonnante essentielle de l’écologie politique.

Septembre - octobre - novembre 2009

En savoir plus

035-058

2.00 CHF

  • Auteur : Antoine Chollet achève une thèse de doctorat à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po) sur les rapports entre temps et démocratie.
  • Auteur : Romain Felli prépare un doctorat sur la crise écologique globale et les réfugiés climatiques à l’Institut d’études politiques et internationales de l’Université de Lausanne, en Suisse.