Pour adoucir les mots de la planète, il faut un nouvel imaginaire

Rencontre avec Olivier Abel.

L’idée d’un rêve qui a mal tourné revient souvent dans les propos du philosophe Olivier Abel. Les intentions à l’origine de la modernité étaient louables, reconnaît-il, mais la société qui en a émergé dysfonctionne désormais très fortement. Le plus grave, cependant, est que ses membres peinent collectivement à en tirer les conséquences pour s’ouvrir à de nouvelles possibilités.

Pire, ceux qui prennent conscience des « craquements » qui fissurent la société sont souvent démunis et, estime Olivier Abel, enclins à diverses formes de visions apocalyptiques et de réflexes de fuite. « Nous devons changer de rêve ou retrouver en nous la bifurcation à partir de laquelle il a viré au cauchemar », écrit-il.

La religion, la philosophie et l’imaginaire culturel ont partie liée avec ce rêve. Professeur de philosophie à l’Institut protestant de théologie de la faculté de Paris et observateur attentif des évolutions culturelles, Olivier Abel ausculte ces dimensions les plus profondes de l’expression humaine. Et tente d’entrevoir les contours d’un horizon susceptible de rassembler dans l’adversité pour préparer des temps très difficiles.

Décembre 2009 - janvier - février 2010

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036-009

3.00 CHF

  • Auteur : LRD
  • Rencontre avec : Olivier Abel est professeur de philosophie à l’Institut protestant de théologie de la faculté de Paris.