Quel tourisme pour une planète fragile ? (version papier)

Repos, émotion, culture, nature, rencontre. Le tourisme, dont l’essor apparaît avec les congés payés et l’amélioration des conditions de vie dans les pays du Nord, renvoie à des images éminemment positives. Revers de la médaille : un défilé de touristes trop nombreux ou mal encadrés ne laisse pas les lieux visités indemnes. Détérioration des cultures locales, destruction des écosystèmes naturels et dénaturation du patrimoine culturel comptent parmi les suites classiques du tourisme de masse. Le tourisme soulève en outre un problème largement ignoré ou occulté, celui du transport. Le désir d’aller plus vite, plus loin et le plus souvent possible favorise les moyens de déplacement les plus polluants, l’avion en particulier.

Ce dossier de LaRevueDurable évoque longuement ces problèmes et des initiatives encore trop timides qui cherchent à y répondre : tourisme villageois et équitable, protection des sites les plus vulnérables, labels « verts », tourisme lent et de proximité. Pour se comporter de manière responsable, le touriste doit être au courant des impacts de son activité et savoir comment les atténuer. Surtout, il doit être conscient que faire du tourisme est un privilège. Un chiffre suffit à s’en convaincre : seul 1 % de la population mondiale prend l’avion. 

Et aussi dans ce numéro : 

  • Rencontre avec Michèle Rivasi : Les associations sont aujourd'hui les lieux de proposition et de création
  • Point de vue : L'Eglise catholique tarde à se saisir de l'enjeu n°1 de l'humanité au XXIe siècle : l'écologie
  • Coup de projecteur : En Suisse romande, le journalisme spécialisé dans l'environnement n'existe pas

Juin - juillet - août 2004

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