La liberté d'une personne n'a rien à voir avec les distances qu'elle parcourt

Rencontre avec Vincent Kaufmann. 

Sommes-nous plus libres parce que nous nous déplaçons plus ? Non, répond Vincent Kaufmann. La liberté n’a rien à voir avec le nombre de kilomètres parcourus ni la vitesse à laquelle ils le sont.

Là est l’un des paradoxes de la mobilité qu’étudie ce sociologue des transports à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne : il n’est pas nécessaire de se déplacer beaucoup pour être mobile sur le plan social ni libre de profiter des richesses de l’existence. Réciproquement, quantité de personnes se déplacent beaucoup, vite et parfois très loin pour un gain social et personnel nul.

Etant donné les coûts financiers, esthétiques, énergétiques, climatiques et écologiques faramineux de l’inflation actuelle des déplacements par avion et en voiture, il n’est pas inutile de réfléchir avec ce chercheur à la mobilité au sens le plus profond du terme et à ses implications très concrètes pour la planification territoriale.

Octobre - novembre 2008

En savoir plus

031-008

3.00 CHF

  • Auteur : LRD
  • Rencontre avec : Vincent Kaufmann est professeur de sociologie urbaine et d’analyse des mobilités à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et directeur du Laboratoire de sociologie urbaine (Lasur).