La mobilité a besoin d'un ralentissement général

Sociologue de la mobilité bien connu des lecteurs de LaRevueDurable, Vincent Kaufmann dirige le Laboratoire de sociologie urbaine (Lasur) de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Dans une optique de durabilité, ses recherches portent notamment sur la mobilité quotidienne et les stratégies des individus pour concilier logement et travail compte tenu des multiples contraintes que l’organisation de la vie moderne leur impose, surtout budgétaires, et des opportunités qu’elle leur offre aussi.

Dans la perspective de la 21e Conférence des Parties sur le climat, la COP21, qui s’est tenue à Paris, fin 2015, la direction de la SNCF a sollicité ce chercheur pour qu’il participe à une prospective collective. Trois scenarii – Ultramobilité, Altermobilité et Proximobilité – ont émergé de cet effort, dont seul le troisième, fondé sur l’envie de ralentir, respecte la barre de 2°C de réchauffement à ne pas dépasser.

Comment ces scenarii ont-ils été construits ? Avec quels paramètres ? Quelles mesures permettraient de donner vie au scénario Proximobilité ? Et comment promouvoir ces mesures dès lors que, par essence, elles s’opposent au credo libéral et à sa logique du toujours plus et plus vite ? Vincent Kaufmann répond à toutes ces questions et difficultés dans les contextes français et suisse.

Hiver 2016 - Printemps 2017

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058-025

5.00 CHF

  • Auteur : Vincent Kaufmann est professeur de sociologie urbaine et d'analyse de la mobilité à l'Ecole polytechnique fédéral de Lausanne (EPFL), où il dirige le Laboratoire de sociologie des transports (Lasur).