Nullement responsables du changement climatique, les Bangladais sont menacés de noyade

Rencontre avec Atiq Rahman.

Le Bangladesh est en tête des pays que le réchauffement du climat frappera le plus durement. Un cabinet d’études privé spécialisé dans l’aide aux investisseurs, Maplecroft, vient de publier une étude qui montre que, parmi les populations qui paient et paieront le plus lourd tribut aux bouleversements climatiques, les Bangladais arrivent devant les Indiens et les Malgaches.

Outre l’exposition aux cyclones, les inondations et les hausses du niveau de la mer, ce bureau britannique prend en compte la démographie, l’état de santé des populations, la situation agricole, l’état des infrastructures et la capacité des autorités et des institutions à faire face.

Au Bangladesh, pays le plus densément peuplé au monde, 150 millions de personnes vivent dans un espace très plat (hormis quelques régions montagneuses), grand comme trois fois et demie la Suisse et où, malgré un taux de natalité en chute libre depuis trente ans, la démographie reste galopante en raison du jeune âge des mères.

En 2008, les Nations unies ont nommé Atiq Rahman « Champion de la planète » pour sa lutte en faveur du développement et contre le réchauffement du climat. Bien connu dans les milieux climatologiques internationaux, ce codirecteur et cofondateur d’un bureau d’études spécialisé dans le développement et l’environnement analyse l’évolution prochaine de son pays et fustige l’attitude des pays industrialisés responsables de la détérioration de l’état de la planète. Interview du journaliste belge Philippe Lamotte réalisée à Dacca.

Mai - juin - juillet 2011

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042-009

2.00 CHF

  • Auteur : LRD
  • Rencontre avec : Atiq Rahman est directeur exécutif du Bangladesh Centre for Advanced Studies (Bcas) et est auteur principal du dernier rapport du Giec.