Ecologie et emploi : un mariage de raison (version papier)

Les sondages sont unanimes. Le chômage arrive en tête des préoccupations des Européens. Pour l’écologie, il faudra attendre que les « vraies » questions soient réglées. Ce dossier prend le contre-pied de cette attitude en soutenant qu’écologie et emplois vont de pair. Il montre que les transports publics et la mobilité douce, les économies d’énergie, les énergies renouvelables et l’agriculture biologique créent respectivement plus d’emploi que l’industrie automobile, la débauche d’énergie, les énergies fossile et fissile et l’agriculture intensive. En complément, l’Allemagne prouve que taxer davantage l’énergie au profit des salaires facilite la transition vers une société plus riche en emplois et moins nocive à l’égard des écosystèmes.

Bien entendu, rien ne bougera sans l’engagement des salariés et des patrons. En ce moment, une confédération européenne de syndicats réclame une politique de l’emploi compatible avec la durabilité. En Europe et aux Etats-Unis, des fonds de pensions font pression sur les entreprises cotées en Bourse pour qu’elles s’ouvrent à l’écologie. En France, les coopératives de production s’interrogent sur leur responsabilité en matière d’environnement. A condition de jeter les préjugés aux orties, écologie et emplois peuvent faire un heureux mariage apte à accueillir en son sein tous les secteurs d’activités.

Et aussi dans ce numéro : 

  • Rencontre avec Edgar Pisani : Pour une politique agricole, alimentaire, rurale et environnementale européenne
  • Minidossier : Faut-il une organisation mondiale de l'environnement ?
  • Coup de projecteur : L'empire cybernétique menace l'héritage humaniste

Avril - mai 2004

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