Vers la fin du règne sans partage du PIB et l'instauration d'autres indicateurs

L’accord est désormais total, le constat banal : le produit intérieur brut (PIB) mesure très mal l’état global des sociétés. Même le président de la Commission européenne José Manuel Barroso l’admet. Selon un sondage, 67 % des Européens souhaitent que les indicateurs environnementaux et sociaux soient pris en compte de façon équivalente au PIB pour évaluer le progrès dans leur pays (Attitudes des citoyens vis-à-vis de l’environnement, Eurobaromètre, mars 2008).

Cependant, bien que décrié, le PIB reste très largement en tête des indicateurs synthétiques (qui agrègent différents paramètres dans un seul chiffre) utilisés pour guider les politiques publiques. Pourquoi, en dépit de ses faiblesses, sa position apparaît-elle si inexpugnable ? La question est au cœur de cette synthèse.

Décembre 2009 - janvier - février 2010 

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036-016

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