L'écologie, une affaire de droit et de justice (version papier)

Les activités économiques violentent aujourd’hui la biosphère d’une façon telle que sa capacité à maintenir des conditions propices à l’épanouissement de l’humanité n’est plus garantie. En un mot, la société industrielle n’est toujours pas capable de protéger le support physique à la survie de l’humanité.

Face à la montée des nuisances et des pollutions, des personnalités populaires et des associations se font depuis plus d’un siècle les avocats de la cause écologique. Mais partout dans le monde, les parlements sont beaucoup plus les caisses de résonance des intérêts des industriels qui orchestrent la prédation et la destruction des ressources et des écosystèmes que des voix qui s’élèvent pour les protéger.

La voie politique montrant ses limites, les défenseurs de l’environnement se rabattent de plus en plus sur le droit pour mobiliser – cette fois au sens propre – des avocats de l’écologie. Dans une majorité de pays, il existe depuis une quarantaine d’années un droit de l’environnement sur lequel ces avocats peuvent s’appuyer pour fonder leurs plaidoyers. Mais ce droit est fragile, souvent bafoué, partout menacé. Raison de plus pour s’investir avec une vigueur renouvelée sur cet autre terrain de bataille de l’écologie, celui de la justice.

Et aussi dans ce numéro : 

  • Rencontre avec Michel Pimbert : une base sociale de plus en plus forte défend la souveraineté alimentaire
  • Analyse : la remise en cause de la croissance, grande absente du Grenelle

Novembre - décembre 2007 - janvier 2008

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