Richard Stallman: Il faut être prêt à payer le prix de la liberté

Rencontre avec Richard Stallman

Son nom est associé au logiciel libre. Stricto sensu, Richard Stallman n’en est pas l’inventeur. Mais c’est bien lui qui formalise cette conception de l’informatique et de ses logiciels au moment où, dans les années 1970, la logique privatrice apparaît.

C’est aussi lui qui, tel Hercule aux prises avec un treizième travail, rédige d’abord seul, à partir de zéro, puis rejoint par quelques-uns, le code du système d’exploitation libre GNU1, sur lequel le noyau Linux est venu se greffer sept années plus tard.

Informaticien hors pair, Richard Stallman jette depuis toutes ses forces – importantes – pour empêcher le logiciel privateur de coloniser et de pervertir la planète informatique. D’abord depuis le laboratoire d’intelligence artificielle du Massachusetts Institute of Technology (MIT) où il a débuté sa carrière. Puis seul lorsqu’il lance le projet GNU en 1984. Et depuis 1985 en tant que président de la Free Software Foundation.

Aujourd’hui, le logiciel libre est devenu un précieux levier pour affronter les ravages de la surveillance que Richard Stallman qualifie de flicage généralisé.

Doté d’une force morale intransigeante qui rappelle celle de Greta Thunberg, profondément épris de liberté et de justice, cet homme s’exprime dans un français beau et clair, qui plus est parsemé de jeux de mots, son péché mignon. Par exemple celui-ci, prononcé lors d’une conférence à Saint-Etienne il y a deux ans : « Est-ce que le charbon est toujours minable ? »

Eté-Automne 2019

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063-050

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  • Rencontre avec : Richard Stallman préside la Free Software Foundation.