Rendre les villes durables grâce à leurs habitants (version numérique)

Les villes cristallisent les causes de la non-durabilité du développement actuel. Lieux de concentration des richesses matérielles, elles ponctionnent à bras raccourcis les ressources non renouvelables de la planète pour, après les avoir métabolisées, les rejeter sous forme de rebuts non dégradables et d’émanations polluantes – gaz à effet de serre en particulier – dans les écosystèmes. Fondée sur une extension urbaine sans fin qui détruit les restes de campagnes qui les entourent, leur dynamique ne cesse de faire empirer ces effets. Et pour quel résultat social ? Une nouvelle forme d’apartheid, où la ségrégation sociale se conjugue avec une inégalité considérable de qualité de vie et d’accès à la nature.

Sur la base de ce constat cru, ce dossier cherche des pistes pour inverser la vapeur. Comment mettre un frein à l’étalement urbain, optimaliser les flux de matières et d’énergie et maintenir une mixité sociale qui fasse honneur à la véritable richesse humaine, qui se fonde notamment sur la diversité des classes sociales, des âges et des origines géographiques ?

Il semble bien qu’aucune inflexion ne sera possible sans la participation des premiers intéressés au devenir des villes, c’est-à-dire de tous leurs habitants. Mais là encore, la démobilisation politique actuelle semble contredire ce postulat. Eh pourtant, des voies existent pour réintégrer les citoyens à la vie de leur cité. En la matière, le Sud – comme à Porto Alegre et à Cuba – montre souvent la voie pour associer les populations a priori les plus démunies à la résolution des très graves problèmes que soulèvent les villes. 

Et aussi dans ce numéro : 

  • Rencontre avec Daniel Brélaz : Comprendre le système et éviter qu'il ne s'effondre
  • Débat : En France, le débat sur l'énergie fait débat
  • Campagnes : Un référundum sur les OGM ?

Mai - juin 2003

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