Pour une ville plus modeste

Dans la civilisation occidentale dominante, l’urbain affiche sa supériorité sur le rural comme la richesse sur la pauvreté et la culture sur la barbarie. Si la ville ne jouissait pas d’une image aussi positive, d’un statut culturel aussi privilégié, comment expliquer qu’au cours du XXe siècle, tant de pays aient cherché à réduire leur population rurale au profit de celle des villes ?

Il est indéniable que les villes sont souvent le point de rencontre de ce que le génie humain produit de mieux en matière d’architecture, d’art et de vie intellectuelle. Mais elles cumulent aussi les problèmes et contribuent à en créer de nouveaux, d’autant plus importants qu’elles atteignent des proportions colossales. Les villes ne peuvent éviter de générer des pollutions, du bruit, de l’individualisme exacerbé. Plus grave, les mégalopoles se révèlent des gouffres sans fond pour l’énergie, les terres agricoles et les matières premières tout en exacerbant les inégalités, comme l’attestent les exclus qu’elles relèguent dans des bidonvilles, simplement dans la rue ou, plus insidieusement, dans des périphéries souvent jugées infréquentables.

Février - mars 2005

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014-015

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  • Auteur : LRD