Briser un tabou : réduire la consommation (version numérique)

Il faut consommer moins. Tout comme le médecin recommande à ses patients trop gros de moins manger pour éviter les ennuis de santé, de plus en plus d’observateurs préconisent d’alléger sans tarder les styles de vie gourmands en ressources pour éviter l’infarctus écologique et social global. Réaliser qu’il y a des limites à ses aspirations matérielles et se contenir relèvent d’une maturité dont l’humanité est encore loin. Il est vrai que le capitalisme tel qu’il se déploie partout n’encourage pas à la retenue, ignore la satiété, fait fi de la parcimonie : seul le chiffre d’affaires et sa croissance comptent.

Privilégier les produits locaux ou issus du commerce équitable, choisir son moyen de transport en fonction du trajet à parcourir, utiliser ses appareils électriques et électroniques le plus longtemps possible en les faisant réparer, contribuer à diminuer les déchets à la source et les trier, les options pour réduire l’impact de sa consommation et moins consommer n’impliquent en rien un régime draconien. Mais l’action sur le terrain ne portera pas ses fruits sans engagement pour une réglementation de la publicité et des politiques publiques qui découragent le gaspillage à tous les niveaux, depuis la production jusqu’à la gestion des déchets. Enfin, consommer moins peut signifier vivre mieux, comme le prouvent ceux qui décident de travailler moins et pratiquent « la simplicité volontaire ».

Et aussi dans ce numéro : 

  • Rencontre avec Marc Dufumier : Les paysans font de la recherche dans leurs champs depuis le néolithique

Novembre - décembre 2004 - janvier 2005

Aller à la version papier

Vous êtes sur la version numérique

En savoir plus

013e

15.00 CHF