Une base sociale de plus en plus forte façonne et défend la souveraineté alimentaire

Rencontre avec Michel Pimbert. 

Face à la globalisation des marchés agricoles et aux ravages de la monoculture industrielle partout dans le monde, l’intérêt de Michel Pimbert se porte, surtout en régions tropicale et subtropicale, sur la vitalité de systèmes agricoles qui misent sur la biodiversité, la diversité culturelle et les droits de l’homme.

Un sens aigu de sa responsabilité sociale conduit Michel Pimbert à promouvoir, à la tête du programme Agriculture durable et biodiversité de l’Institut international pour le développement et l’environnement (IIED), à Londres, le principe de la souveraineté alimentaire. Contraire aux vents idéologiques dominants dans les sphères officielles qui privilégient le néolibéralisme, ce principe repose, selon Michel Pimbert, sur quatre éléments majeurs : le droit à l’autodétermination des peuples, l’agro-écologie, la défense des économies locales et la gestion communautaire des territoires.

Pour consolider au mieux la souveraineté alimentaire, Michel Pimbert fait grand cas, dans sa recherche, des savoirs vernaculaires, auxquels il rattache les apports des sciences aussi bien sociales et politiques que naturelles. Et pour donner voix aux premiers concernés, les petits paysans, lors de l’élaboration et de la définition des politiques agricoles et de développement, il s’investit beaucoup dans la réflexion et l’expérimentation en matière de délibération citoyenne.

Novembre - décembre 2007 - janvier 2008

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027-009

3.00 CHF

  • Auteur : LRD
  • Rencontre avec : Michel Pimbert dirige le programme Agriculture durable, biodiversité et moyens d’existence à l’Institut international pour le développement et l’environnement (IIED), à Londres, au Royaume-Uni.