La semence paysanne, source de vie sur les territoires

Rencontre avec Robert Ali Brac de la Perrière

Dans toutes les traditions paysannes, les populations de plantes cultivées sont composées d’individus tous différents les uns des autres. A l’intérieur de cette diversité, les paysans privilégient certains caractères lorsqu’ils sélectionnent et échangent leurs semences, ce qui maintient en permanence un très riche fond génétique à partir duquel ils sont libres de choisir d’autres caractères quand le besoin s’en fait sentir.

La sélection paysanne des plantes cultivées est une source essentielle de vie sur Terre. Pourtant, à partir de la première moitié du XXe siècle, l’agriculture moderne et l’industrie agrochimique anéantissent cette pratique. Mais depuis une douzaine années, une myriade d’organisations œuvre au retour des semences paysannes dans les champs.

L’association de solidarité internationale pour la promotion de la biodiversité cultivée Bede (Biodiversité : échanges et diffusion d’expériences) est l’une d’elles. Originaire de France et d’Algérie, Robert Ali Brac de la Perrière a créé Bede, en 1994, pour travailler des deux côtés de la Méditerranée. Sa synthèse Semences paysannes, plantes de demain met en avant le rôle pivot de la semence paysanne pour l’avenir de l’alimentation.

Août - septembre - octobre 2015

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055-006

4.00 CHF

  • Rencontre avec : Robert Ali Brac de la Perrière est coordinateur général de l'association Bede, à Montpellier en France.