Le dossier
Biens de consommation et chimie : privilégier les filières saines
Même si, en 2009, il n’est pas toujours facile ni à la portée de tous de manger bio, cette alternative est passée dans les mœurs, ce qui est une excellente chose. Mais cela fait belle lurette que l’alimentation n’a plus le monopole de la pollution chimique : les biens de consommation les plus courants incorporent – et donc émettent – des substances chimiques très fortement suspectées de perturber la santé humaine, celle des embryons et des enfants en particulier.
Dès lors, ce dossier a pour principal objectif la promotion des filières qui évitent d’exposer les personnes aux substances suspectes grâce à des options plus naturelles, saines, bio dans cinq domaines prioritaires : puériculture, alimentation, jardinage, hygiène, air intérieur.
Le but n’est pas d’affoler le lecteur, les parents en particulier, en affirmant que ne pas opter pour ces filières ouvrirait toutes grandes les portes à tous les cancers, à la stérilité, aux pathologies infantiles et de la reproduction. Enormément d’inconnues et de doutes demeurent sur la nocivité réelle de quantité de biens de consommation et sur les effets qu’entraîne l’exposition à leurs émissions à faible dose pendant des années, voire des dizaines d’années.
Mais pourquoi ne pas privilégier les filières qui évitent les substances douteuses dès lors qu’elles entraînent toute une série de bienfaits sans faire de mal aux budgets des ménages ? L’effet collatéral le plus important de ces filières est sans doute qu’elles favorisent des conditions de travail plus saines pour les travailleurs. En plus, cela est facile : les cosmétiques et les produits de nettoyage labellisés, par exemple, sont désormais très largement diffusés.
En parallèle, ce dossier apporte son soutien aux organisations et aux élus qui se battent pour que soient dissipées les inconnues concernant les substances préoccupantes et, tant que le doute subsiste, qu’elles soient remplacées partout où elles sont identifiées.
1. Substances chimiques : rattraper le retard grâce à une éthique du non-regret
LRD
2. Indicateurs
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3. Liste rouge des substances chimiques à éviter
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4. Alerter les bébés
Anne-Corinne Zimmer (journaliste spécialisée dans l’environnement, à Paris.)
A faibles doses, nombre de substances chimiques omniprésentes au quotidien agissent sur le développement de l’enfant et affectent ses systèmes endocrinien, nerveux et immunitaire. L’information sur les sources d’exposition est le préalable pour préserver l’intégrité des plus jeunes.
5. Les sources à repérer et à éviter
Anne-Corinne Zimmer (journaliste spécialisée dans l’environnement, à Paris.)
Des conseils simples pour préserver les enfants des principales sources de pollution chimique qui les guettent.
6. « Reach » sur la voie d’une meilleure gestion des substances chimiques en Europe
LRD
Conçu pour encadrer la mise sur le marché des substances chimiques dans l’Union européenne (UE), le règlement « Reach » a force de loi dans les vingt-sept pays membres depuis le 1er juin 2007. « Reach » marque une frontière entre une longue tradition de laisser-faire et la mise en place de moyens concrets de réduire la pollution chimique en Europe. La marge de progrès à accomplir reste cependant considérable.
7. Les fruits et les légumes bio sont plus nutritifs et meilleurs pour la santé
LRD
Une vaste étude le démontre : les fruits et les légumes sont plus denses en nutriments s’ils ont été cultivés selon les méthodes biologiques plutôt que conventionnelles. Cette étude passe en revue la littérature scientifique qui, toutes choses égales par ailleurs, compare la présence de toute une série de composants et de leurs propriétés dans des fruits et des légumes issus de l’agriculture biologique et de l’agriculture conventionnelle.
8. Quelques conseils simples pour manger sain
LRD
Quelques règles de base pour éviter les pesticides et autres polluants malvenus dans l’assiette.
9. Collectivités et particuliers en marche pour supprimer les pesticides
LRD
Les jours des pesticides dans les jardins privés et publics sont comptés. Désherbage alternatif, gestion différenciée des espaces verts, chartes de bonnes pratiques, actions auprès des jardineries… Des plus minuscules communes de l’Hexagone à une région entière, la Bretagne, des collectivités de toutes tailles ouvrent la voie à leur suppression pure et simple dans les zones non agricoles.
10. Conseils pratiques pour jardiner sans polluer
Denis Pépin (ingénieur écologue et agronome, jardinier bio, journaliste, auteur et formateur à Cesson-Sévigné, en France.)
Les six principes de l’écojardinier.
11. Préférer le bio aussi pour les cosmétiques
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Savon ou gel douche, shampoing, mousse à raser, crème pour le visage, les mains ou les jambes, déodorant, dentifrice, parfum ou maquillage… Même sans sophistication extrême, les produits pour le corps potentiellement toxiques sont innombrables. Bonne nouvelle, les options « naturelles » aussi. Mais le consommateur a intérêt à s’y prendre à deux fois avant de choisir.
12. Les labels pour bien choisir les cosmétiques
LRD
Décryptage des labels les plus courants en cosmétique et produits d’hygiène corporelle.
13. Traquer la pollution intérieure
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Pour expliquer l’explosion du nombre d’allergies, de cancers et de quelques autres maladies dans les pays industrialisés, des professionnels de la santé montrent du doigt l’air intérieur, véritable bouillon de culture chimique. Peu à peu, des moyens de lutte et de prévention se mettent en place. Il était temps.
14. Quelques conseils simples pour vivre dans un environnement intérieur sain
LRD
Les règles d’or du grand ménage sans pollution.
15. Prévenir les cancers professionnels
Annie Thébaud-Mony (sociologue à l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (Iris) et dirige le Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle (Giscop 93), à l’Université Paris XIII, Paris-Nord.)
16. Guide des adresses utiles
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17. L'imposture de « l'économie de la connaissance »
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