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Le dossier

Démographie : objectif partage
C’est Nicolas de Condorcet qui met Thomas Robert Malthus sur la piste d’un hiatus entre une population élevée et une disponibilité alimentaire faible. Mais en digne représentant des Lumières et à rebours du fatalisme du pasteur britannique, le mathématicien français met sa foi dans le progrès de la raison pour trouver des solutions.

A l’époque où il écrit son Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain, le marquis de Condorcet juge que pour supprimer ce hiatus, la raison doit conduire les générations présentes à limiter volontairement leur reproduction. Un comportement dont, plus de deux siècles plus tard, la plus grande partie de l’humanité s’acquitte plutôt bien : excepté dans les pays les plus pauvres, notamment africains, les couples ont en moyenne peu d’enfants.

Mais un deuxième comportement – encore plus crucial, difficile et non résolu celui-là – s’impose désormais à quiconque souhaite faire le bien des générations futures : apprendre à vivre à moindre frais pour la nature, ce qui impose d’organiser le partage des ressources à l’échelle planétaire.



1. Indicateurs

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2. La démographie reste un défi

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3. La planète peut accueillir beaucoup de monde : tout dépend des comportements

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L’interrogation plus ou moins angoissée sur la limite absolue en terme de population humaine à ne pas dépasser ne date pas d’hier. Mais à l’heure où la crise écologique redouble d’intensité, cette question se pose à nouveaux frais. Et la réponse est de plus en plus claire : l’impact sur la biosphère dépend bien plus du train de vie de ses habitants que de leur simple nombre.


4. Alerte, les Chinois nous imitent !
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La Chine aide à comprendre que le monde entier ne peut pas se caler sur le mode de vie occidental. Butant sur les limites de ses propres écosystèmes, ce pays en développement exporte déjà de très graves maux écologiques : déforestation, culture intensive du soja, émissions de dioxyde de carbone (CO2) et, à l’avenir, exportera des millions de migrants écologiques.


5. La forte poussée démographique des Etats-Unis aggrave leur bilan écologique
LRD
Dans une très large majorité des pays industrialisés, la population est stabilisée ou en déclin. Ce n’est pas le cas aux Etats-Unis, où elle grossit au rythme de trois millions d’habitants par an. Etant donné le niveau moyen de consommation dans ce pays, cette évolution représente une menace écologique pour le monde entier. Elle prend racine dans une morale sexuelle rigoriste et une forte immigration.


6. Remettre la planification familiale au cœur de l'agenda du développement
John Cleland (John Cleland est médecin et professeur de démographie médicale à la London School of Hygiene and Tropical Medecine, à Londres, au Royaume-Uni.)
La perte du lien entre la baisse de la natalité et le développement économique durant les années 1990 a relégué la planification familiale en bas de la liste des priorités de la coopération internationale. Depuis, les fonds alloués au planning familial sont en chute libre au profit des programmes de lutte contre le sida. La démographie reste pourtant incontrôlée dans de nombreux pays, en particulier en Afrique subsaharienne.


7. Immigré écologique à Paris, Sékou Bathili veut sauver son village au Mali
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Electrotechnicien en France, Sékou Bathili a monté une association pour venir en aide à Bada, son village natal au Mali. Les bouches à nourrir y sont dix fois plus nombreuses qu’il y a quarante ans alors que, sujettes à la désertification, les surfaces cultivables diminuent comme peau de chagrin. L’objectif de Sékou dans un contexte aussi difficile : redonner de l’autonomie à Bada pour enrayer l’émigration écologique.


8. Faciliter l'accès aux méthodes contraceptives
Martha Campbell (Martha Campbell est enseignante à l’école de santé publique de l’Université de Californie, à Berkeley, aux Etats-Unis. Elle y codirige le Centre pour l’entrepreneuriat dans la santé et le développement international.)
Dans de nombreux pays, les femmes ne sont pas libres d’espacer ou de limiter leurs grossesses. Centres d’approvisionnement trop lointains, exigences médicales inadaptées, pression familiale ou tout simplement ignorance sont quelques-uns des obstacles qu’elles doivent surmonter pour accéder aux moyens modernes de contraception.


9. De plus en plus de personnes âgées et trop peu de femmes en Chine
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La politique de l’enfant unique pour enrayer l’explosion démographique apparaît efficace : un quart de siècle après son introduction, la fertilité en Chine est parmi les plus faible au monde. Mais elle déstabilise les équilibres démographiques et induit des coûts sociaux très lourds, qui devraient s’aggraver dans les années qui viennent.


10. La baisse de la fécondité dépend de la liberté des femmes
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Loin d’être une simple retombée annexe du développement économique, le déclin de la fécondité dépend avant tout de l’amélioration des conditions de vie des femmes. Toutes les réussites des Etats du sud de l’Inde à maîtriser leur fécondité mettent en évidence le bien-fondé qu’il y a à accroître les libertés fondamentales des femmes.


11. Rendre les villes accueillantes pour les personnes âgées
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C’est la tendance : la population mondiale vieillit et s’urbanise. Or, rares sont les villes adaptées aux besoins des personnes âgées. Pour une personne fragilisée, s’y déplacer à pied s’apparente trop souvent au parcours du combattant. En Europe, Genève et Grenoble donnent un avant-goût de ce que pourraient être des villes amies des aînés.


12. Quand plusieurs générations vivent sous le même toit, tout le monde y gagne
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D’ici la moitié du siècle, les personnes âgées constitueront un tiers de la population en France et en Suisse. Pour entourer les aînés et les maintenir à domicile, de nouvelles manières d’habiter apparaissent ici et là. Ces initiatives aux fortes motivations sociales pèchent toutefois encore du côté de l’écologie.


13. Maladie de civilisation, l'obésité réduit l'espérance de vie
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La famine mettra un terme à l’expansion démographique, pensent Thomas Robert Malthus et plusieurs économistes de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe. En vérité, et contre toute attente, l’obésité pourrait frapper en ce début de XXIe siècle plus de gens que la faim et la malnutrition. Le mode de vie et l’organisation sociale sont beaucoup plus en cause que les comportements individuels.


14. Livres
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15. Faire tomber les barrières mentales
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