Le dossier
Briser un cercle vicieux : réduire
les déchets
Les poubelles sont un indicateur des plus instructifs sur l’état
des sociétés contemporaines. Leur analyse fait ressortir une
donnée très claire : que les déchets soient plutôt
bien triés comme en Suisse ou en Belgique ou plutôt mal triés
comme en France, elles sont de toute façon bien trop pleines. Et ce
qui est rageant, c’est qu’il serait en principe facile de faire
beaucoup mieux. Les blocages ne sont pas techniques, ils sont avant tout dans
les têtes et dans les administrations.
Ce dossier met en avant des initiatives en cours pour sensibiliser
tous les producteurs de déchets, des entreprises aux particuliers,
et pour organiser la chaîne de production et de consommation
de façon à diminuer les volumes de déchets
qu’elle génère et à pouvoir toujours
mieux les trier.
Les déchets municipaux (ou urbains) ne constituant qu’une
petite partie des déchets, ce dossier inclut aussi les
déchets de construction : en Suisse, ils sont quatre fois
plus importants, en France, cinq fois plus.
Les éboueurs font un noble métier. Mais il ne
faut surtout pas les laisser seuls à s’occuper de
nos poubelles.
1. Indicateurs
LRD
2. Le meilleur déchet est celui qui n’existe pas
LRD
3. Dix ans d’expérience de politique de prévention des
déchets à Bruxelles
Joëlle Van Bambeke (responsable de
l’information et des écocomportements à l’Institut
bruxellois pour la gestion de l’environnement (IBGE), en Belgique)
La région Bruxelles-Capitale mène depuis dix ans une réflexion
et une action d’envergure pour tenter de réduire sur tous les
fronts – maison, école, bureau – les déchets urbains.
Petit bilan synthétique des initiatives entreprises et des résultats
obtenus. Un peu partout ailleurs, des actions intéressantes ont lieu,
mais de façon dispersée.
4. L’écoconception ou l’art de créer des produits
moins nocifs
LRD
Tout écoconcepteur doit être à la fois rigoureux et créatif.
Rigoureux pour passer au crible tous les impacts environnementaux qui résultent
de la fabrication, de l’utilisation et de la fin de vie de ses produits.
Créatif pour trouver les moyens d’atténuer les impacts
les plus forts tout en préservant, voire en améliorant la qualité de
ces produits. Poussée par la législation européenne, l’écoconception
est un nouvel horizon qui s’ouvre aux entreprises et à tous leurs
collaborateurs.
5. Ça se jette pas, ça se mange
LRD
Cette facette de la malbouffe est trop peu reconnue : l’effroyable gâchis
auquel elle donne lieu. En Autriche et au Royaume-Uni, cependant, les poubelles
qui débordent d’aliments, souvent encore comestibles, commencent à émouvoir.
Des actions et des campagnes se mettent en place pour lutter contre ce fléau.
6. Inciter au tri par tous les moyens
LRD
Faire
payer plus les ménages qui trient moins. Ce principe
est un moyen très efficace de promouvoir la collecte
séparée et le recyclage. La situation en Flandre,
en Suisse et dans quelques communes françaises pionnières
le démontre. Malgré ces bons exemples, les collectivités
françaises restent très réservées
sur le principe du pollueur-payeur appliqué à la
gestion des déchets.
7. Une taxe pour sauver le recyclage
du textile en France
LRD
Premier
opérateur en matière de recyclage textile en
France, le mouvement Emmaüs tente de réagir à la
crise qui frappe le secteur et met en péril ses salariés
en réinsertion. Une solution se profile : faire payer
une contribution aux acteurs de la filière. Visite
d’une usine du réseau Le Relais, dans les Yvelines.
8. Les gares et les trains allemands
sont sur les rails du tri des déchets
LRD
Trains
et gares sont des lieux usuels d’attente où l’on
peut en profiter pour lire un canard ou manger sur le pouce.
Logiquement, les poubelles des wagons et des gares débordent
de déchets. Pour l’heure, les chemins de fer
allemands semblent être les seuls en Europe à organiser
leur tri.
9. Recycler le béton pour épargner
le gravier
David Rochat (responsable
de projet à l’Institut pour la communication
et l’analyse des sciences et des technologies (Icast), à Genève,
en Suisse), Suren Erkman (professeur
d’écologie industrielle à l’Université de
Lausanne, en Suisse) et Daniel Chambaz (directeur
du Service de gestion des déchets du canton de Genève,
en Suisse)
On en parle
rarement. Et pourtant, les déchets de chantier sont de loin
les plus abondants. La construction et la démolition de bâtiments,
la rénovation des routes et des immeubles génèrent
chaque année des millions de tonnes de terre, roches, graviers
et matériaux de construction. Le stockage de ces masses de matières
pose un vrai problème. Mais c’est la raréfaction
du gravier qui pousse à leur réutilisation à Genève.
10. Cuisines, lavabos, portes et fenêtres
vous attendent à la brocante
LRD
Acheter
radiateurs, baignoires, parquets et autres aménagements
d’intérieur d’occasion peut être
une très bonne affaire. Quelques personnalités
pionnières, notamment des architectes, s’en
sont aperçus. Elles tentent de favoriser la récupération
et la réutilisation sur les chantiers de construction
et de rénovation partout en Suisse. Leur atout principal
: créer une vaste bourse d’échange en
ligne de ces éléments de construction.
11. L’agglomération lilloise
produira du biogaz carburant à partir de ses déchets
ménagers
LRD
L’agglomération
lilloise inaugurera bientôt une installation de méthanisation
de référence en Europe. Elle produira du biogaz
carburant et du compost à partir de déchets
ménagers à une échelle inédite
sur le continent. Une partie des bus urbains rouleront grâce à ce
carburant et le compost fertilisera des terrains agricoles
alentour.
12. Le compostage dans tous ses états
LRD
Ce sont souvent eux qui font suinter et puer les poubelles. Eux, ce sont les
déchets organiques. Pour échapper à leurs sécrétions,
rien ne vaut le bon vieux compost. Et point besoin d’un jardin pour s’y
adonner : en France comme en Suisse, il existe des solutions individuelles
pour appartement ou des systèmes collectifs.
13. En France, l’opposition à l’incinération
se nourrit du très faible taux de recyclage
LRD
En France, l’opposition des populations locales à tout projet
de nouvel incinérateur est féroce. En Suisse, l’ambiance
est beaucoup plus calme. Les différents taux de recyclage dans les deux
pays expliquent certainement en grande partie ce décalage. Quoi qu’il
en soit, l’incinération est tout sauf la panacée.
14. Guide
LRD
15. Freiner le gâchis alimentaire
nécessite un authentique sursaut éthique
LRD
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