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Le dossier
Touche pas à mon littoral
Les gens savent-ils seulement que le sable des plages vient des rivières
? Il est probable que l’ignorance sur l’utilité du littoral
et la méconnaissance de sa fragilité expliquent l’extrême
désinvolture avec laquelle les sociétés traitent la majeure
partie de leurs côtes. Elles hébergent pourtant des écosystèmes
aux vertus infinies, puisqu’ils procurent de la nourriture en grandes quantités,
du bois pour toutes sortes d’usages, le support à de multiples loisirs
et la source de plaisirs esthétiques uniques.
Ce seizième dossier de LaRevueDurable au
titre provocateur prône le respect du rempart que constitue le littoral
pour l’intérieur des terres. Plus simple à dire qu’à accomplir,
tant le littoral est convoité et, trop souvent, maltraité de façon
irréversible. Néanmoins, comme toujours, des pistes existent. Elles
ont besoin de l’engagement de tous ceux qui veulent transmettre un patrimoine écologique
digne de ce nom à leurs descendants.
1. Indicateurs
LRD
2. Puissance et fragilité du
littoral
LRD
3. En Somalie, le tsunami fait remonter
un trafic de déchets toxiques et radioactifs à la
surface
LRD
En remuant des tonnes de déchets
toxiques, notamment radioactifs, sur
la côte au nord-est de la Somalie, le tsunami a réactivé le
mystère du meurtre de la journaliste italienne Ilaria Alpi en 1994. Ces
déchets seraient liés à un trafic d’armes impliquant
de hautes sphères politiques, militaires et économiques de ces
deux pays, mettant notamment en cause les services secrets italiens.
4. Les mangroves offrent la meilleure
protection contre les tsunamis
LRD
Les mangroves protègent des
vagues violentes qui frappent les côtes des régions
tropicales. Jusqu’au 26 décembre, toutes les alertes
lancées par les écologistes et les communautés
locales pour que la destruction des mangroves cesse sonnaient
dans le vide. Aujourd’hui que l’on mesure l’étendue
du désastre, les mangroves occupent le devant de la scène.
Mais tout dépendra de la façon dont on les réimplantera
dans les zones sinistrées ou menacées.
5. Des initiatives internationales
tentent de sauvegarder les récifs coralliens
Bernard Salvat (professeur émérite à l’Ecole
pratique des hautes études, à l’Université Via
Domitia de Perpignan, en France)
Les
récifs coralliens sont un nid à biodiversité et
offrent de multiples services aux communautés humaines
: en particulier de la nourriture et une protection. Cependant,
environ un cinquième des récifs coralliens de la
planète sont irrémédiablement détruits,
un tiers sont dans un état critique et très menacés
et la moitié restante est en faible danger ou en bonne
santé. Depuis la prise de conscience de ces données
dans les années 1980, des initiatives internationales
tentent de sauvegarder ce qui peut l’être.
6. Le recul des côtes pousse
au repli des infrastructures vers les terres
Hervé Pichon (responsable
de projets au département international de l’Institut
géographique national (IGN), à Paris, en France)
L’érosion
côtière est un processus naturel de destruction
du sol par la mer. Pour s’en protéger, les sociétés
humaines ont, de tout temps, cherché à figer les
contours du littoral à l’aide des défenses
côtières. Mais barrages, murs et autres ouvrages
civils lourds tendent à aggraver le problème. Un
cinquième du littoral de l’Union européenne à 25
subit une érosion accélérée : la
côte recule par endroits de 0,5 mètre par an, voire
de 15 mètres dans quelques cas alarmants. Des approches
plus douces sont testées pour apprendre à vivre
avec une mer qui monte.
7. Le Conservatoire du littoral court
contre la montre depuis trente ans
Catherine Garreta (a été directrice
adjointe du Conservatoire du littoral, à Paris, en France,
de 2002 à avril 2005)
Pour
assurer leur protection définitive, le Conservatoire du
littoral acquiert des terrains sur les rivages français
les plus fragiles et les plus menacés. Des terrains qui
deviennent inconstructibles et inaliénables. Regard sur
la raison d’être et le fonctionnement d’une
institution unique au monde.
8. A Almeria, sur la côte espagnole,
l’eau est surexploitée de façon spectaculaire
LRD
Almeria,
au sud de l’Espagne, est devenu la grande serre potagère
de l’Europe. Au prix d’une surexploitation de l’eau.
Alors que la situation dans cette zone semi-aride devrait pousser à tout
faire pour l’économiser, elle coule à flots.
En particulier pour des golfs.
9. En bord de mer, des agriculteurs
préservent des terres pour le bien de tous
LRD
Plutôt que de placer ses terres
sous cloche, le Conservatoire du littoral incite à maintenir,
voire à rétablir des activités agricoles
sur la côte. Une façon de cicatriser des blessures
causées par une surexploitation touristique et de redonner
ses droits à la diversité biologique dans des parcelles
un temps délaissées par les agriculteurs.
10. Le tour de France du littoral
LRD
11. L’équilibre de l’étang
de Thau se joue dans l’arrière-pays
LRD
Sur le littoral convergent toutes les pollutions qui ont lieu en amont dans les
terres, sur les parcelles agricoles comme dans les villes. C’est donc sur
l’ensemble du territoire qu’il faut agir pour préserver la
qualité écologique d’un écosystème côtier.
Dans le bassin versant de la lagune de Thau, en Méditerranée, une
expérience est en cours pour définir et appliquer une politique
de gestion du territoire compatible avec un littoral en pleine forme.
12. Les autoroutes de la mer, solution
simple et écologique
pour désengorger les routes
LRD
Ce n’est pas un scoop, le
fret routier augmente. Et avec lui les nuisances. Embarquer les
poids lourds ou leur cargaison à bord des bateaux pour
les faire parcourir une partie de leur trajet par voie maritime,
c’est un moyen
de réduire la pollution, le bruit et la congestion des routes. En Europe,
l’Espagne et, plus encore, l’Italie pratiquent cette forme de transport
intermodal à grande échelle.
13. Les marées noires ne constituent
qu’un
dixième du pétrole qui souille les océans
Lucien Laubier (professeur
au Centre d’océanologie de Marseille, à l’Université de
la Méditerranée, et dirige l’Institut océanographique
de Paris, en France)
Au
moment où elles ont lieu, les marées noires soulèvent
l’indignation
du public et mobilisent beaucoup de bénévoles. Pourtant, trente-cinq
ans d’expérience révèlent que les écosystèmes
digèrent sans trop de conséquences irrémédiables
le déversement massif d’hydrocarbures. Et les techniques de récupération
du pétrole et de lutte contre ses effets se perfectionnent au fil des
naufrages. Reste que les marées noires ne représentent que 10%
des rejets que la filière du pétrole relâche dans la mer.
Et il existe très peu de données sur cette pollution chronique.
14. Le littoral en mal d’engagement
LRD
15. Guide sur le littoral
LRD
16. Lexique
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