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Le dossier

Ecologie et emploi: un mariage de raison
Les sondages sont unanimes. Le chômage arrive en tête des préoccupations des Européens. Pour l’écologie, il faudra attendre que les « vraies » questions soient réglées. Ce dossier prend le contre-pied de cette attitude en soutenant qu’écologie et emploi vont de pair. Il montre que les transports publics et la mobilité douce, les économies d’énergie, les énergies renouvelables et l’agriculture biologique créent respectivement plus d’emplois que l’industrie automobile, la débauche d’énergie, les énergies fossile et fissile et l’agriculture intensive. En complément, l’Allemagne prouve que taxer davantage l’énergie au profit des salaires facilite la transition vers une société plus riche en emplois et moins nocive à l’égard des écosystèmes.

Bien entendu, rien ne bougera sans l’engagement des salariés et des patrons. En ce moment, une confédération européenne de syndicats réclame une politique de l’emploi compatible avec la durabilité. En Europe et aux Etats-Unis, des fonds de pension font pression sur les entreprises cotées en Bourse pour qu’elles s’ouvrent à l’écologie. En France, les coopératives de production s’interrogent sur leur responsabilité en matière d’environnement. A condition de jeter les préjugés aux orties, écologie et emploi peuvent faire un heureux mariage qui peut accueillir en son sein tous les secteurs d’activités.



1. Indicateurs
LRD


2. L’emploi est compatible avec l’écologie au cœur du système industriel
LRD


3. Stimuler l’emploi en favorisant la mobilité douce
LRD
Dans l’imaginaire populaire et pour de nombreux élus, les infrastructures de transport signifient création d’emploi et progrès. Financer de grands travaux routiers et subventionner l’accès de la voiture sont là pour « rallumer » l’économie. Depuis dix ans, pourtant, les études qui démontrent le contraire se multiplient. Et les écologistes ne sont plus les seuls à tordre le cou à cette idée. On reconnaît désormais en haut lieu que la mobilité douce crée plus d’emplois que les grands axes de transports rapides.


4. Economiser de l’énergie crée des emplois
Joanne Wade (directrice de recherche de l’Association pour la conservation de l’énergie, à Londres, au Royaume-Uni.)

Malgré leur rentabilité et leurs avantages écologiques évidents, les économies d’énergie peinent à séduire les pouvoirs publics. La récente analyse de 44 expériences menées dans l’Union européenne (UE) a de quoi relancer l’intérêt pour cette pratique : elle montre que les économies d’énergie créent des emplois.


5. L’agriculture biologique peut freiner l’hémorragie des emplois agricoles
Dominique Vérot (délégué général adjoint de la Fédération nationale d’agriculture biologique -FNAB-, à Paris, en France.)

La désertification des campagnes n’est pas inéluctable. Plusieurs études montrent que l’agriculture biologique génère plus d’emplois que l’agriculture intensive. L’exploitation, l’accompagnement des fermes en reconversion, la certification et la commercialisation des produits biologiques sont créateurs d’emplois plus ou moins qualifiés propres à cette filière. Raison de plus pour soutenir ce type d’agriculture.


6. Des syndicats européens réclament des emplois «verts»
LRD
Trois regroupements européens d’organisations, dont une confédération syndicale, mènent campagne pour demander à la Commission européenne d’investir massivement dans la rénovation des logements et les transports publics. Cette politique de relance de l’emploi résolument écologique trouve un écho très différent selon les pays. Tandis que les syndicats allemands prennent sérieusement les devants et que les Italiens et les Espagnols font preuve d’inventivité, la France n’est nulle part.


7. L’Allemagne franchit avec succès le pas de la fiscalité écologique
Christiane Beuermann et Santarius Tilman (travaillent au Groupe de recherche sur la politique de l’énergie, des transports et du climat à l’Institut Wuppertal du climat, de l’énergie et de l’environnement, à Wuppertal, en Allemagne)

L’idée est simple : puisque le chômage frappe des sociétés qui utilisent trop d’énergie, la solution consiste à transférer une partie de la fiscalité depuis le travail vers les énergies non renouvelables. En plus d’inciter à la parcimonie, cela dégage des recettes utilisables pour abaisser les prélèvements sur les salaires qui servent à financer le système de retraites. Des résultats très positifs ayant été obtenus en Allemagne, les autres pays membres de l’Union européenne (UE) devront bientôt adopter ce modèle. Même si, aux yeux de nombreux Allemands, la réforme fiscale écologique ne fait qu’augmenter le coût de l’essence.


8. Devenir installateur en solaire thermique
LRD
Reconversion professionnelle ou formation complémentaire : les énergies renouvelables offrent des possibilités à ceux qui souhaitent exercer un métier en accord avec leurs convictions. Ainsi installateur en solaire thermique. Mais la réussite dans ce nouveau métier passe par le volontarisme. Troisième et dernier volet d’une série d’articles sur l’énergie solaire appliquée à l’eau chaude sanitaire et au chauffage.


9. Le lent éveil du mouvement coopératif à l’écologie
LRD
Dans les entreprises cotées en Bourse, la pression vient des actionnaires. Dans les sociétés coopératives, les actionnaires sont les travailleurs eux-mêmes. Le mouvement coopératif dispose ainsi d’indéniables atouts pour se saisir de l’écologie. Or, historiquement attaché au social, il peine à s’intéresser à cette dimension vitale de toute activité humaine. Enquête au cœur des coopératives de production en France.


10. L’investissement socialement responsable pousse les entreprises vers l’écologie
Yvan Maillard (analyste social et environnemental à Centre Info, agence de rating social et environnemental, à Fribourg en Suisse.) et Philippe Spicher (directeur du Centre Info et président exécutif de SiRi Compagny, société basée à Fribourg qui regroupe onze agences de rating social et environnemental au niveau mondial.)

Financer les retraites jette un pont entre les salariés d’hier, les actifs d’aujourd’hui et ceux de demain. La solidarité entre les différentes générations de travailleurs implique que l’argent des fonds de pension soit investi en incluant des critères sociaux et écologiques. Quelques expériences naissantes en Europe et aux Etats-Unis témoignent de la façon dont les retraités peuvent aider les plus jeunes générations à faire face à des périls auxquels ils ont largement échappé.


11. Tous les métiers à la rescousse de la durabilité
LRD