Accueil
Recevoir des infos par e-mail
Qui sommes-nous ?
Numéros déjà parus
Commander des numéros
Abonnements
Où nous trouver ?
Espace annonceurs (Kit media au format PDF)
Manifestations
Nous contacter
Questionnaire de satisfaction
Le climat entre nos mains - Devenez Kyoto-compatible
 





Le dossier

Rendre les villes durables grâce à leurs habitants

Les villes cristallisent les causes de la non-durabilité du développement actuel. Lieux de concentration des richesses matérielles, elles ponctionnent à bras raccourcis les ressources non renouvelables de la planète pour, après les avoir métabolisées, les rejeter sous forme de rebuts non dégradables et d’émanations polluantes – gaz à effet de serre en particulier – dans les écosystèmes. Fondée sur une extension urbaine sans fin qui détruit les restes de campagnes qui les entourent, leur dynamique ne cesse de faire empirer ces effets. Et pour quel résultat social ? Une nouvelle forme d’apartheid, où la ségrégation sociale se conjugue avec une inégalité considérable de qualité de vie et d’accès à la nature.

Sur la base de ce constat cru, ce dossier cherche des pistes pour inverser la vapeur. Comment mettre un frein à l’étalement urbain, optimaliser les flux de matières et d’énergie et maintenir une mixité sociale qui fasse honneur à la véritable richesse humaine, qui se fonde notamment sur la diversité des classes sociales, des âges et des origines géographiques ?

Il semble bien qu’aucune inflexion ne sera possible sans la participation des premiers intéressés au devenir des villes qu’ils habitent, c’est-à-dire de tous les habitants des villes. Mais là encore, la démobilisation politique actuelle semble contredire ce postulat. Eh pourtant, des voies existent pour réintégrer les citoyens à la vie de leur cité. En la matière, le Sud – comme à Porto Alegre et à Cuba – montre souvent la voie pour associer les populations a priori les plus démunies à la résolution de très graves problèmes que soulèvent les villes.



1. Indicateurs

2. La ville durable en Europe.
Cyria Emelianoff
Il n’y a pas de définition de la « ville durable », car cette notion ne renvoie pas aux mêmes pratiques au nord qu’au sud de l’Europe, dans les pays anglo-saxons que dans les pays nordiques. La diversité des approches reflète la richesse culturelle et les spécificités régionales. Néanmoins, pour être crédible, la ville durable doit répondre à trois défis majeurs : tenir compte, au niveau local, d’enjeux globaux comme l’effet de serre ; lier étroitement la question sociale à l’écologie ; promouvoir la participation des citoyens aux choix fondamentaux de la ville.

3. En France, il existe des outils pour passer du mythe de la ville durable à la réalité
Philippe Mirenowicz
En France, la concrétisation de la notion de ville durable demeure éloignée des réalités du terrain. De nombreuses villes adoptent des mesures très louables, mais dont la nature reste anecdotique au regard de l’immensité des défis à relever. Plusieurs nouvelles lois et règles de politique urbaine pourraient changer cette situation en donnant les moyens aux populations et aux élus d’engager les profondes mutations nécessaires pour rendre leurs villes plus « durables ».

4. En Suisse, un label aide les communes à réduire leur consommation d’énergie
Matthieu Chenal et Brigitte Dufour-Fallot
Fin des années 1980 : des organisations écologistes suisses lancent le label Cité de l’énergie. Durant la décennie suivante, le Programme suisse pour les économies d’énergie reprend ce label à son compte. Aujourd’hui, plus de 84 communes mènent une politique énergétique certifiée en Suisse. La démarche pour obtenir le label permet de coordonner une panoplie d’actions concrètes pour les villes qui vont bien au-delà de la « chasse au gaspi » : il s’agit d’aider les collectivités publiques à engager une première étape vers un développement urbain durable.

5. La ville durable est le lieu du lien social
Antonio Da Cunha
L’exclusion sociale en ville ne se réduit de loin pas à la pauvreté économique : les bas revenus et le chômage se concentrent souvent dans les quartiers délaissés, privés de services publics et d’un cadre de vie sain et agréable. Dès lors, une politique de durabilité en ville doit intégrer des objectifs d’aménagement urbain, de création d’emplois, d’assainissement des logements et d’amélioration de la qualité de l’environnement.

6. Les indicateurs des villes ont la cote
en Europe
LRD
Les indicateurs s’affirment de plus en plus comme une pièce centrale de toute stratégie crédible de développement durable. Mais dès lors que chaque ville se forge ses propres définition et stratégie de développement durable local, les indicateurs varient aussi d’une ville à l’autre. Or, pour pouvoir comparer et faire converger toutes ces initiatives, il faut définir au moins une base commune d’indicateurs à toutes les villes. Ce sera bientôt chose faite dans plusieurs pays européens.

7. A Porto Alegre et en France, la participation a encore a encore des progrès à faire
Marie-Hélène Bacqué et Yves Sintomer
La participation des habitants à la gestion de leur ville est un principe fondamental du développement durable. Depuis une dizaine d’années, les démarches de démocratie participative locale fleurissent un peu partout dans le monde. Dans ce contexte, le budget participatif de Porto Alegre jouit d’une reconnaissance mondiale et crée bien des espoirs. En France, la participation est plus délicate à promouvoir.

8. Au Danemark, des citoyens mettent en scène la ville du futur
Ida-Elisabeth Andersen et Birgit Jaeger
En 1992, le Bureau danois des technologies, une instance d’évaluation des sciences et des technologies indépendante, organise un « atelier de travail sur les scénarios » sur le thème de « la ville écologiquement durable ». Cette méthode délibérative permet aux divers groupes d’intérêt qui font vivre la ville d’envisager à quoi pourrait ressembler, vingt ans plus tard, une « ville durable ». Depuis, sous l’impulsion de la Commission européenne, cette méthode essaime en Europe.

9. La culture détient les moyens de faire participer les gens à la vie de leur cité
LRD
Baisse de fréquentation des bureaux de vote, démobilisation face aux enjeux de société, affairisme, montée de l’extrême droite : les signes d’une crise du politique sont aujourd’hui très présents. La culture peut-elle contribuer à contrer cette tendance ? C’est ce que souhaitent certains « acteurs » officiels sur la scène du développement durable. C’est ce que la compagnie Eux et Elles met en pratique avec la notion de « médias immédiats ».

10. Habitat-Cuba répond à la demande en logements dans un pays en crise
Jean-Claude Bolay et Adriana Rabinovich
L’énorme demande en logements des populations pauvres, en particulier dans les villes du Sud, exige des réponses qui soient à la hauteur. Sept années durant, un groupe d’architectes cubains a mis ses compétences au service des plus démunis en les associant à toutes les étapes de la construction ou de la rénovation de leurs habitations. En plus de bénéficier d’un logement salubre, les populations ainsi impliquées s’affranchissent de la dépendance d’un Etat en crise pour améliorer leurs conditions de vie. Un tel modèle peut inspirer certains pays du Nord où les problèmes sont comparables.

11. Les Agendas 21 locaux ont besoin des citoyens
Nathalie Holec
L’Agenda 21 local est actuellement le principal instrument du développement durable dans les villes. Grâce à lui, chaque ville peut inventer sa vision du développement durable, à condition de respecter les objectifs et les principes de base de cette notion. Les citoyens disposent ainsi d’un moyen pour contribuer à dessiner l’avenir de leur ville. Ils peuvent même y susciter un Agenda 21 local.

12. Des réseaux pour les villes durables
LRD